Mr Abderahman Belgat Président Fondateur de B.C Consulting
Tunisie - Gammarth
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Catégorie: Europe – France – Économie du secteur – Associations et Syndicats
Article rédigé par Christopher Buet le 24-01-2023
Quelques semaines après son élection à la tête de l’AMFORHT, Abderahman Belgat a effectué ses premiers pas sur le terrain. Un premier déplacement hautement symbolique puisque c’est dans le Périgord qu’il a décidé de se rendre, à l’École Supérieure Internationale de Savignac, où le directeur,Cyril Lanzezac, l’a invité. Un choix loin d’être innocent : en effet, l’établissement a été fondé en 1988 par Philippe François, le prédécesseur à l’AMFORHT d’Abderahman Belgat. Une manière de s’inscrire dans son héritage. «Philippe François a fait un travail colossal et nous devons le poursuivre», admirait en novembre dernier le nouveau président.
Au-delà de la visite, ce dernier a profité de l’occasion pour échanger avec les étudiants en Bachelor et Master. Le lendemain, accompagné de son directeur des opérations, Xavier Faure, il s’est rendu à l’École Hôtelière du Périgord, sur invitation de sa directrice Cathy Ranoux, pour une nouvelle intervention à l’intention des étudiants en BTS et MAN, avant de retourner à Savignac, pour y rencontrer Pierre Vulin, directeur général de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Dordogne. Trois jours intenses marquant les débuts réels de l’action d’Abderahman Belgat.
Le natif de Skikda (Algérie) a pris le relais de Philippe François, qui, après trois mandats, avait décidé de passer la main. Une prise de fonction faite avec enthousiasme et l’idée de poursuivre «le travail colossal» effectué par le Périgourdin. Une action qu’il a bien mesurée pour avoir aidé à la mettre en œuvre. En effet, depuis 2014, le docteur en Sciences de Gestion et d’Organisation appartient au comité exécutif de l’AMFORHT et en est aussi l’un des vice-présidents.
Surtout, à 72 ans, il arrive avec une expérience et une connaissance uniques de l’industrie. Passé par l’école du Club Med, il a démontré ses qualités de gestionnaires en œuvrant comme Contrôleur général du Plaza Athénée et de plusieurs autres propriétés du groupe Trust House Forte (870 hôtels et 87.000 employés) entre 1972 et 1981. Devenu ensuite investisseur et promoteur dans le tourisme et l’hôtellerie, ainsi que conférencier, il intègre, en 1985, le cercle des experts et scientifiques du tourisme, à travers de l’Association Francophone des Experts et Scientifiques du Tourisme (AFEST) dont il devient vice-président en 1993. Avec la Coupe du Monde de football en France en 1998, ce grand passionné de ballon rond s’accorde un détour par JC Darmon et la communication par le sport, avant de revenir à ses premières amours.
Ainsi, en 2001, ce proche de Gérard Pélisson et Paul Dubrulese voit charger de l’expansion du groupe Accor dans le monde arabo-musulman, avant de devenir l’ambassadeur du groupe pour les pays arabes et musulmans et Directeur en charge des Projets Spéciaux pour l’Afrique et le Moyen-Orient. L’aventure s’étire sur 13 ans jusqu’à son arrivée à l’AMFORHT.
Ce pilier de l’industrie hôtelière entend incarner une forme de continuité, mais également accompagner l’évolution du monde dans le but de garantir la mission d’origine de l’association. En effet, depuis 1969, l’AMFORHT s’attache à «définir, développer, promouvoir et adapter en continu » la formation touristique mondiale en lien avec les besoins du secteur. «Nous avons un outil formidable, capable d’influencer 70 pays. Nous devons user de cette force pour créer une forte mobilisation afin de faire face aux défis à venir. Avec davantage d’échanges entre membres, nous serons en mesure d’innover en matière de formation et d’accompagner la transition numérique et l’émergence de l’intelligence artificielle. Les écoles hôtelières et les universités existent, mais elles ont besoin de l’AMFORHT pour s’enrichir les unes les autres dans un environnement propice à aller de l’avant en utilisant nos abondantes ressources», a soutenu Abderahman Belgat au soir de son élection, le 11 novembre dernier. Un projet clair et global au service d’une vision d’avenir.
Abderahman Belgat s’est également donné un autre objectif: celui de former une jeunesse plus tournée vers l’entrepreneuriat. Un accompagnement en conséquence sera ainsi mis en place par ses équipes. «La connaissance a toujours été le chemin vers l’équité et l’excellence», professe-t-il. Celui qui a été élevé au rang de Chevalier de l’ordre national du Mérite, en 2014, par le président de la République François Hollande, n’aura pas trop de quatre ans pour mener à bien sa politique et continuer à faire grandir l’AMFORTH.
Article : Journal Des Palaces
L’Ecole de Savignac et son Directeur M. Cyril LANREZAC recevaient cette semaine l’AMFORHT – Association Mondiale pour la Formation Hôtelière et Touristique. C’est SAVIGNAC, la prestigieuse école des métiers de l’Hospitalité, que le Président M. Abderahman BELGAT, tout récemment nommé à la tête de cette ONG, a choisi pour effectuer sa première visite officielle hors les murs.
Ce choix s’est fait tout naturellement puisqu’il était accompagné de M. Philippe FRANCOIS, son prédécesseur à la présidence de l’AMFORHT, créateur et premier Directeur de l’Ecole de Savignac et aujourd’hui Président de son Conseil d’orientation stratégique.
Venu avec son Directeur Général, M. Xavier FAURE, rencontrer l’administration, le corps enseignant et les étudiants de l’Ecole, ce fut l’occasion de discuter de l’importance de l’industrie de l’accueil et du tourisme, et du rôle que joue l’Ecole de Savignac et les institutions de son rang dans la formation des jeunes managers du secteur.
M. Abderahman BELGAT est un leader bien connu du secteur de l’hôtellerie et du tourisme dans lequel il a exercé plus de 30 ans. Il a occupé divers postes dans des hôtels, des restaurants et des organisations touristiques du monde entier. Gestionnaire hors pair, il a été contrôleur général du Plaza Athénée et de plusieurs autres propriétés du groupe Trust House Forte entre 1972 et 1981. Devenu ensuite investisseur et promoteur dans le tourisme et l’hôtellerie, ainsi que conférencier, il a intégré, en 1985, l’Association Francophone des Experts et Scientifiques du Tourisme (AFEST) dont il est devenu vice-président en 1993. A partir de 2001, ce proche de Gérard Pélisson et Paul Dubrule s’est vu charger de l’expansion du Groupe Accor au Moyen-Orient, avant de devenir l’ambassadeur du Groupe pour cette zone et Directeur en charge des Projets Spéciaux pour l’Afrique et le Moyen-Orient. Il est actuellement président de l’AMFORHT.
L’AMFORHT est une ONG internationale, la seule qui est reconnue par les Nations Unies, qui réunit les acteurs clés internationaux de la formation dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie/restauration. Elle encourage le développement de projets de formation entre états, institutions, écoles et professionnels du tourisme, sur le plan mondial. Elle rassemble aujourd’hui plus de 650 membres dans 70 pays. Elle est reconnue depuis 2017 par les Nations Unies (Ecosoc) avec un statut consultatif spécial, ainsi référente pour les questions de formation professionnelle et supérieure, et les ressources humaines en hôtellerie et tourisme.
Tiré Par: Tendance Hotellerie
Décédé à l’âge de 91 ans des suites d’une longue maladie, il avait fondé, avec Paul Dubrule, Accor, aujourd’hui sixième groupe hôtelier mondial avec 5 400 établissement répartis dans 110 pays.
Gérard Pélisson, Co-Fondateur du Groupe Accor, en septembre 2019 à Paris. (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
Un ponte du capitalisme français s’en est allé. Visionnaire et souvent vu comme humaniste, Gérard Pélisson est décédé ce lundi à l’âge de 91 ans à la suite d’une longue maladie, a annoncé sa famille. Il avait formé avec son complice Paul Dubrule un tandem mythique du capitalisme français, qui a fait naître le géant de l’hôtellerie Accor. Leurs portraits en noir et blanc ont orné pendant des décennies le hall des hôtels du groupe, aujourd’hui sixième compagnie hôtelière mondiale avec 5 400 établissements dans 110 pays sous les enseignes Novotel, Ibis, Sofitel, Mercure ou Pullman.
6 sept. 2005
«Tous les grands projets n’ont vu le jour que parce que nous étions d’accord», disait-il au sujet de son partenaire Paul Dubrule, qu’il vouvoiera toute sa vie. «Il était Bac +10, Dubrule était Bac -2. Lui était l’homme des chiffres, Paul celui de la stratégie. Ils avaient une complémentarité énorme, une très grande complicité, un respect extraordinaire… et des engueulades légendaires, mais toujours en privé», rapporte le biographe Henry Lang.
Né le 9 février 1932 à Lyon, Gérard Pélisson part, diplôme d’ingénieur de l’Ecole centrale en poche, aux Etats-Unis où «les petits boulots» de sa femme paient ses études au célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT) avant qu’IBM ne l’embauche. Rentré en France, il rencontre Paul Dubrule, comme lui admirateur de la success story américaine Holiday Inn, aux chambres standardisées en périphérie des villes, quand en France l’hôtellerie n’est pas encore une industrie. En trois ans, ils réunissent trois millions de francs et ouvrent près de Lille en 1967, sur un ancien champ de betteraves proche de l’autoroute du Nord, un premier Novotel.
Le succès est immédiat. Deux autres Novotel sortent de terre en deux ans, à Colmar et Marseille et en 1974, Bordeaux accueille le premier Ibis, embryon du premier réseau d’hôtels économiques en France puis en Europe. Dans les années 70, la SIEH (Société d’investissement et d’exploitation hôteliers) investit en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et du Nord, et devient Accor en 1983. Ex-ambassadeur d’Accor pour le Moyen-Orient, Abdou Belgat se souvient que Gérard Pélisson voulait «conquérir les villes saintes» comme La Mecque, pour s’imposer dans la région où le groupe exploite aujourd’hui 133 hôtels, à Dubaï ou Abu Dhabi. Amateur de bons mots, adepte du franc-parler, il se disait «favorable à l’emploi à vie, sauf pour les cons», rapporte son co-biographe Pierre-Michel Kaufmann.
En visite dans un de ses hôtels, il épluche les comptes et préfère «demander à la réceptionniste pourquoi elle fait la tête» plutôt que de s’intéresser aux «salamalecs du directeur», se souvient Abdou Belgat. En négociation, il peut «mentir comme un arracheur de dents, mais toujours pour le bien d’Accor», et «ne revient jamais sur un oui», complète Henry Lang.
«Pilier, référence» de l’hôtellerie en France, le duo Pélisson-Dubrule avait «une fidélité à ses collaborateurs» à l’opposé de «la gestion par les purs financiers qui se sont imposés» sur le secteur, estime Didier Arino, du cabinet spécialisé Protourisme. A coups de rachats – Courtepaille, Mercure, Sofitel… – le duo casse les codes, innove, inventant «la chambre à 99 francs» des Formule1, et se hisse parmi les leaders mondiaux du secteur. En 1990, ils veulent même créer le «Mc Donald’s de l’hôtellerie» en ouvrant 150 établissements par an.
A partir de 1994, les acquisitions à tout-va pèsent sur les comptes d’Accor: le tandem abandonne la direction opérationnelle en 1997 mais conserve la coprésidence du conseil de surveillance jusqu’en 2005. L’année suivante, Gérard impose son neveu Gilles Pélisson à la tête du groupe, après une bataille d’actionnaires.
16 oct. 2019abonnés
Que lui a-t-il appris? «Tout», répond le neveu, ex-PDG de TF1, qui a créé avec lui la Fondation G & G Pélisson. «Une foi dans la vie incroyable, l’importance donnée aux collaborateurs, à l’aventure humaine, le poids donné aux grands patrons opérationnels dans la décision, la dynamique des affaires, les prises de risques… et l’idée que les managers doivent être accessibles», détaille Gilles Pélisson. «Ce sont des principes que j’applique encore.»
Tiré Par: Libération
The Integrator had an exclusive interview with Abderahman Belgat, President of World Association for Hospitality and Tourism Education and Training (AMFORHT), an affiliate member of the UNWTO.
How do you perceive the shift in importance from short-term operational concerns to long-term education and training within the hospitality industry, and why is it crucial for the industry’s future growth?
It is crucial to assess the current situation after the impact of COVID-19. What has unfolded since then? What aspects should we analyze? Is the emphasis solely on the present or should we consider the future? For instance, the deal between AMSA Hospitality and Accor that happens today at ATM, 2023 holds significant importance as it combines vision and strategy. Many companies have suffered financial losses, resulting in a strong focus on immediate operational concerns. However, it is essential for us to realize that education and training play a pivotal role. Today, education and training are key to shaping the future, not just working to meet short-term needs like paying rent, car expenses, or debts. Building a 5-star hotel, for example, may take five years, while developing managers requires at least ten years and achieving a high-level managerial position may take 12 to 14 years. It is crucial to understand these details within our industry. AMFORHT, being a worldwide association representing 72 countries and encompassing over half a million students, teachers, and organizations, is significant. As an Arab Muslim, I am proud to be the first African in this position. It’s very important to highlight that today the main capital is not oil, gas, It’s education and training. Recognizing this fact enables us to secure a prosperous future. While infrastructure plays a role, focusing on airports or other facilities, education and training are fundamentally different. Our aim is to ensure that every country worldwide prioritizes the economic industry of tourism, rather than diverging into various sectors. That’s where the true distinction lies. Personally, I am attending ATM to stay updated and witness the progress of the deal between AMSA Hospitality and Accor. This project is of great importance to me because it involves Accor, a global company with immense knowledge, collaborating with AMSA Hospitality that has the knowledge of Saudi Arabia, not only of the main big cities but also of all the possible tourism attractions across the country.
How important is education in the Hospitality industry?
Education and training serve as the primary key to success in the hospitality industry. It is not limited to adults alone; it encompasses the youth as well. Education becomes your pathway as you grow and progress. You take steps forward, gradually advancing over two, three, or four years. It is a wonderful journey.
Consider a scenario where you can venture to another country, perhaps a financially disadvantaged one like Bangladesh. If you possess education, hospitality skills, and training, I am confident that Bangladesh or any other impoverished nation could experience development. Tourism is not something that should be only enjoyed by the people who have abundant wealth.
In Dubai, the focus often revolves around those who have wealth to come here—those with money. But for those who lack financial resources, they remain in their struggling home countries. However, by offering education and hospitality opportunities in various nations, everyone can partake in the benefits.
Education, training, and hospitality are critical because the tourism industry is challenging. When a country attracts tourists, it fosters peace since tourists are averse to conflict. Hence, countries concentrate their efforts on establishing peace to attract visitors, making the world a more peaceful place to live in.
How is technology facilitating access to education in the hospitality industry?
What exactly is technology? It is merely a tool. A lot of countries are known for their technological advancements despite economic challenges. People often inquire about technology, but it remains a tool, right? That can be bought by any country with money. On the other hand, education is distinct. It goes beyond reading books; it involves cultivating respect. In each country that is popular for having tourists there, hospitality serves as the language of tourism that brings respect and peace to the nation.
In the hospitality sector of the Middle East, which industry is currently experiencing significant growth?
From my perspective, having spent over 10 years in Saudi Arabia and being familiar with this region, I would say that hospitality is a natural aspect of the Middle East. It comes effortlessly, and the strength lies in the fact in countries like the USA or Japan, it is not as easy to grasp due to differences. The Middle East benefits from favorable conditions such as it is not densely populated like China, and due to high level of diversity everyone feels belonged. The presence of smaller cities makes it more manageable. The key is understanding and respecting the local ways. For example, I may be in Saudi Arabia today, but I acknowledge the importance of starting with the local population. By focusing on education and training for the residents, success can be achieved. Once you have your population well-prepared, you can then cater for visitors. Education and training come first, and with financial resources, technology can be acquired later.
Sometimes people perceive things as complicated, but in reality, it is about ensuring that the right individuals are in the appropriate positions. If you have a capable and forward-thinking leadership, the process becomes easier. However, if corruption and individuals motivated solely by money come into play, it becomes detrimental to progress. It is our responsibility to assist local leaders whenever possible to help them educate their populations for their long-term successful development.
Tiré Par: The Integrator