Mr Abderahman Belgat Président Fondateur de B.C Consulting
Tunisie - Gammarth
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Candidature du Maroc pour 2010 / L’avis de M. Abdou Belgat, expert international en tourisme, sport et communication «Le président de l’AFEST, M. Patrick VICERIAT, le Conseil d’Administration et les membres apportent un soutien total et officiel à la candidature du Maroc»
Heureuse coïncidence ou pur hasard? 2010 pour le Maroc revêt à la fois un caractère national en tourisme et en sport, le football précisément. En effet, la stratégie à propos de la vision touristique devant drainer 10 millions de touristes est prévue pour 2010. La candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du Monde de Football est pour 2010.
L’une et l’autre peuvent-elles être fusionnées et créer ainsi une véritable synergie en matière de préparation pour un même objectif? Bien sûr que OUI.
C’est juste une question de volonté politique. Or, cela est acquis dans la mesure où SM Le Roi Mohammed VI a donné son accord et son soutien royal à l’une et à l’autre. C’est là une occasion unique pour le Maroc de travailler à fond pour faire aboutir convenablement ces deux grands dossiers d’une portée socio-économique considérable pour notre pays.
C’est dans ce cadre que nous avons contacté M. Abdou Belgat, expert international en Tourisme, Sport et Communication.
Un personnage exceptionnel d’une générosité très rare, qui maîtrise parfaitement ses dossiers dans les moindres détails, tout particulièrement dans les domaines du Tourisme, du Sport et de la Communication.
Vice-président de l’AFEST (Association Francophone des Experts et Scientifiques en Tourisme), il a, avec le président M.VICERIAT et les membres de cette association, exprimé officiellement, à la partie marocaine, leur soutien actif et leur engagement pour la candidature du Maroc à l’organisation de la coupe du monde 2010. Entretien.
Question: Dr Belgat, un bref rappel sur l’importance du tourisme dans le monde?
Réponse: Oui, il est toujours bon et utile de rappeler que le tourisme et ses services représentent la première industrie au monde. En effet, le tourisme a généré des recettes dépassant 550 milliards de dollars en 2002, transport mis à part, dépassant ainsi la valeur des exportations mondiales de pétrole, estimée à moins de 400 milliards de dollars.
En moyenne, 10 % des recettes à l’exportation des pays en développement proviennent du tourisme. IL est le moteur de la croissance en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Le tourisme est le secteur qui crée le plus d’emplois dans le monde.
Certaines analyses estiment que dans l’économie mondiale, le tourisme procure un emploi direct et 9 indirects. Il est prévu une augmentation de l’ordre de 46 %, générée par le tourisme, d’ici à 2007, selon les sources du World Travel au Tourism Council. Le Tourisme a aussi cette exceptionnelle particularité d’agir sur les autres secteurs, notamment l’éducation, la formation, les transports, la culture, la santé, l’environnement et bien sûr l’économie.
Question: Qu’en est-il pour le Football mondial?
Réponse: Le Football mondial, érigé en véritable multinationale, génère, tous revenus confondus, un chiffre d’affaires estimé à plus de 200 milliards de $ US et enregistre plus de 200 Millions de personnes licenciées dans le Monde.
Il est aujourd’hui au cœur d’énormes enjeux financiers, industriels et politiques.
Pour le Maroc, le sport en général, et le Football en particulier allié au tourisme, constituent deux facteurs déterminants de développement durable devant former un bon duo pour apporter le pays vers une croissance socio-économique dynamique et irréversible.
Question: Quelle première approche faites-vous sur la candidature du Maroc pour la Coupe du Monde 2010?
Réponse: Une CHANCE unique de gagner 2010. Je suis certain que les responsables marocains, à haut niveau et à grande échelle sont conscients des enjeux politiques et économiques que constitue l’organisation de la Coupe du Monde de Football. Je dois préciser, en toute honnêteté, que le Maroc est de loin mieux avancé que ne l’était le Mexique, il y a 18 ans, lorsque ce pays avait organisé la Coupe du Monde 1986.
La France, ayant organisé la meilleure Coupe du Monde de Football en 1998, constitue pour le Maroc un important soutien logistique de conseil et d’assistance du fait des relations exceptionnelles qui lient les deux pays.
Une des plus importantes entreprises françaises, le Groupe ACCOR qui est également européen et international, leader mondial de l’hôtellerie et des services, a démontré lors de la Coupe du Monde 98 son talent et son savoir faire, faisant de cet événement interplanétaire une totale et grande réussite.
La place et le rôle du Groupe ACCOR en Afrique représentent un poids à ne pas négliger. ACCOR très présent au MAROC tient un vrai rôle d’entreprise citoyenne. Voilà encore de grands atouts pour le MAROC. La France, n’est – elle pas le premier partenaire économique du Maroc?
Ainsi, l’appui, exprimé officiellement, de l’AFEST au soutien de la candidature marocaine est considérable et se trouve être un élément non négligeable à saisir pour le Maroc. La conjugaison du tourisme et du sport roi, le Football en l’occurrence, est un facteur déterminant pour l’horizon 2010. Cette orientation devrait hisser le pays à un niveau plus élevé permettant à sa population de meilleures perspectives en matière d’emploi et de cadre de vie. Faut-il rappeler que ce sont là les grandes orientations officiellement exprimées et sérieusement mises en marche par SM le Roi Mohammed VI.
Question: Que peut apporter l’AFEST à la candidature marocaine?
Réponse: Tout d’abord, soutien et conseil mis gracieusement au service des décideurs marocains. Je tiens à vous rappeler que notre Association n’a rien à vendre et rien à acheter, c’est notre devise et notre force d’indépendance. Créée en 1954, l’AFEST est une grande dame européenne généreuse en idées, sérieuse et très respectée. Elle est la plus ancienne institution européenne, voire mondiale, dans le domaine de l’expertise et de la recherche scientifique en matière de tourisme et d’hôtellerie.
L’AFEST détient le savoir faire pour lancer une meilleure reconnaissance de l’importance économique, sociale et stratégique pour le Maroc grâce à l’organisation de la Coupe du Monde de Football.
Or, le Maroc a besoin d’un vrai Lobbying, à la fois pour de développement de son tourisme et pour faire aboutir sa candidature à l’organisation de la Coupe du Monde 2010.
C’est dans ce contexte que très récemment, notre Président, mon ami Patrick VICERIAT, accompagné du Président de l’Industrie Hôtelière (UMIH) a rencontré à l’Elysée le Conseiller économique du Président Jacques CHIRAC.
À cette occasion, la question du soutien de la France à la candidature du Maroc pour l’organisation de la Coupe du Monde 2010 et du rôle des entreprises françaises dans le domaine sportif et touristique a été abordée. Nul doute que ce sujet sera évoqué entre le Président CHIRAC et SM le Roi lors de la prochaine visite au Maroc, en Octobre 2003, du Président CHIRAC.
S’il est évident que l’Afrique du Sud constitue un candidat sérieux, il n’empêche qu’il y a pour le Maroc possibilité de renverser la donne en sa faveur grâce à une implication généralisée de l’Etat, de la population, des pays frères et amis, appuyée sur un lobbying conduit d’une manière professionnelle, efficace et consistante. Je rappelle que le football et le tourisme ont la similitude d’être deux facteurs de développement aux enjeux colossaux et aux ramifications socio-économiques formidables.
Le Maroc a donc tout à gagner en liant le tourisme et le sport au développement du pays.
Question: En tant qu’expert, que pouvez-vous nous dire sur la FIFA, sa structure et sa décision sur les candidatures.
Réponse: Il faut rappeler encore et encore que la Coupe du Monde de football forme des enjeux stratégiques colossaux. Rappeler aussi que la décision concernant l’organisation de la Coupe du Monde, se prend et se fait à l’étranger.
Elle n’est ni exclusivement arabe, ni arabo-musulmane, encore moins africaine. C’est une combinaison alchimique qui intègre aussi ces données.
La FIFA, par ailleurs, est une vraie multinationale qui fonctionne à la méthode de l’ONU: des pressions par ci et par là, pour faire avancer ou bloquer telle décision ou tel projet. Fondée en 1904, la FIFA est, en effet aujourd’hui, la plus puissante organisation sportive du monde, à la tête du sport le plus pratiqué à l’échelle de la planète.
Véritable pouvoir interactif entre les confédérations, la FIFA, disposant de 202 membres repartis sur six confédérations (AFC, CAF, CONCACAF, UEFA, COMMEBOL et OFC), représente un véritable ‘ gouvernement à distance » du football mondial. Sur le plan national, continental et international, le football est devenu un phénomène interplanétaire incontestable. La Coupe du Monde 1998 en France a enregistré plus de 40 milliards téléspectateurs en audience cumulée. Seul un tel événement peut avoir un tel impact.
Question: Peut-on accorder une dimension autre que nationale et maghrébine à la candidature du Maroc?
Réponse: Bien sûr que Oui !Le Maroc doit faire valoir et faire savoir que sa candidature revêt à la fois plusieurs dimensions : une dimension maghrébine, une dimension arabo-musulmane, une dimension africaine et aussi une dimension euro-méditerranéenne.
A lui d’expliquer cette approche, de l’argumenter correctement pour attirer le soutien des pays formant ces quatre composantes. En termes d’image, cela est une exceptionnelle opportunité à saisir pour le Maroc.
La situation géographique – 14 Km de l’Europe – est un atout déjà assez valorisant pour la candidature marocaine. Mais à lui seul, il reste insuffisant: le grand partenariat, du libre-échange, prévu pour 2010/2012 avec l’Europe, doit être mis en avant avec force et détermination pour appuyer la candidature marocaine. Le partenariat est aussi un grand acte de solidarité envers le partenaire qui en a besoin.
Le Royaume du Maroc, terre de tolérance, de modernité, d’ouverture, et aussi de lien entre l’Europe, le continent africain et le monde arabe, doit faire valoir ses spécificités qui sont à son avantage.
Les regrettables et condamnables incidents terrorites qui ont troublé exceptionnellement la quiétude du pays ont, dans ce malheur, permis au Maroc de démontrer au monde entier sa capacité d’agir et sa détermination de gestion de cette exceptionnelle et cruelle crise.
Tout lui est possible avec la volonté et la perspicacité qu’il faut. Les atouts existent, il doit bien savoir les exploiter. Bonne chance mais surtout beaucoup de travail en vue avant la sélection finale en Mai 2004.
Extrait du magazine L’opinion.
Date de publication: 30/09/2003
Article tiré de « Maracana magazine » Octobre 2005
extrait du « leader magazine » 20 aout 2001
Ancien Ambassadeur du Groupe Accor et Directeur en charge des projets spéciaux Afrique-Moyen-Orient, Abdou Belgat est aujourd’hui président-fondateur de B.C.Consulting (cabinet d’audit et d’expertise)., il est également le vice-président de l’Association Francophone des Experts et Scientifiques du Tourisme(AFEST) et l’un des premiers responsables de l’Association Mondiale pour la Formation Touristique et Hôtelière(AMFTH). Passionné de football, pour avoir œuvré durant des années au sein du Groupe Darmon, Leader européen de la communication par le sport, il est reconnu comme un expert du football notamment du foot africain et des coulisses de la CAF.
Ce qui nous a incité à l’approcher pour sonder son point de vue à propos de la mésaventure du team national face à la Guiné-Equatoriale, pays organisateur de la CAN 2015.
Avec son humilité habituelle, il a bien voulu répondre à nos questions.
Leskoop: comment expliquer la persistance de l’arbitrage-maison en Afrique?
Abdou Belgat:
C’est impératif, l’arbitrage du foot africain doit s’améliorer. Que l’on puisse, me semble-t-il, soutenir la Guinée-Equatoriale, pays hôte de la CAN 2015, à aller de l’avant dans la compétition continentale ne peut surprendre personne et tous les analystes sportifs étaient conscients des nouveaux rapports de force, inhérents au désistement du Maroc et au choix final de Malabo. Mais c’est aux autres nations du foot-ball, qui n’ont pas le droit à la naïveté, d’en tenir compte et d’intégrer cette donne politique, économique et sociale dans leurs schémas tactiques et stratégiques durant des matchs décisifs, passionnels, où l’ego national est souvent en jeu.
Bien entendu, tout en appelant au réalisme et à la retenue, le respect de l’éthique sportive recommande la dénonciation de la prestation de l’arbitre du match Tunisie-Guinée-Equatoriale et le début du nettoyage des écuries d’Augias de la CAF.
Leskoop: Quelles sont les failles du team national tunisien?
Abdou Belgat:
Indéniablement les failles sont d’ordre mental. Le staff tunisien et les joueurs étaient en principe édifiés sur l’environnement hostile entourant le quart de finale, ce qui aurait dû pousser à la concentration sur le terrain, loin des provocations des uns et des autres.
En fait, la Guinée-Equatoriale, une équipe aux compétences limitées, de tout temps à l’arrière garde du foot africain, était à la portée des poulains de Georges Leekens, qui auraient dû forcer le destin, retenir la leçon du Gabon, saisir l’opportunité des prolongations, surmonter leur handicap et faire le bonheur de leurs «tifosi».
Il m’est donc difficile de comprendre la faillite mentale des joueurs tunisiens, habitués pourtant aux joutes africaines. Le professionnalisme recommande de coller à la réalité du terrain et d’éviter de céder aux sirènes périphériques d’essence provocatrice.
Leskoop: Et la CAF dans cet imbroglio?
Abdou Belgat:
Le rôle de la CAF, organisateur exclusif des compétitions continentales (CAN, League des champions..), est de contribuer au rayonnement du fooot en Afrique et non pas de léser ou d’humilier les grandes nations de ce sport roi.
Infliger des amendes à des fédérations, cela ne me surprend pas. Mais exiger des excuses solennelles risquent d’entamer le crédit de la CAF, déjà largement entamé en raison des soupçons de corruption, qui pèsent depuis longtemps sur cette grande institution du fooot-ball africain. Le jury disciplinaire fait fausse route dans ce dossier.
Finalement, dans cette sombre histoire, la CAF, qui doit revoir sa copie et revisiter ses fonctionnements internes, s’est penchée sur les conséquences du match et non pas sur ses causes. A savoir la piètre prestation arbitrale.
Leskoop: Quel message pour la CAF face à ces scandales à répétition?
Abdou Belgat:
le président Issa Ayatou et sa garde rapprochée sont dans l’obligation de traiter autrement les nations du foot roi, loin des diktats, des menaces et des sermons. Il y va de l’avenir et de la crédibilité d’une Institution, qui a tant fait pour le sport africain.
Cela dit, le patron de la CAF, que je connaîs très bien, saura traiter, j’en suis convaincu, ce dossier brûlant, apaiser les esprits et sauvegarder la notoriété de la confédération.
Leskoop: quels conseils pour la fédération tunisienne?
Abdou Belgat:
Pas de conseils. Je ne suis pas habilité à en donner. Mais la fédération tunisienne de foot-ball doit tirer les leçons necessaires de cette déconvenue. La CAF, de son côté, doit savoir qu’il est hors de question de traiter de grandes nations du football en exigeant des excuses publiques. La sagesse et le savoir-faire doivent prévaloir. La pérrenité du sport africain est à ce prix.
j’espère que ce message sera entendu.
Leskoop: Quel pronostic pour la finale?
Abdou Belgat: Tout d’abord, La Guinée-Equatoriale et la CAF ont eu le mérite d’organiser en un temps record cette compétition reine du continent africain.
La finale Ghana-Côte D’Ivoire est une très belle affiche et les deux équipes ont les mêmes chances de l’emporter. Mais cela aurait pu être aussi Tunisie-Algérie.
Propos recueillis par Imededdine Boulaâba
Lien direct du magazine «leSKOOP.com»:
Le King Pelé en compagnie de Mr Abdou Belgat lors de la coupe du monde 1986 au Mexique.
La Coupe du monde de football de 1986 est la treizième édition de la Coupe du Monde de Football.
Elle se tient au Mexique du 31 mai au 29 juin 1986, et elle est remportée par l’équipe d’argentine.
L’organisation avait initialement été confiée à la Colombie, qui a dû déclarer forfait pour raisons économiques. L’épreuve fut alors déplacée au Mexique, seize ans après l’édition 1970.
Un important tremblement de terre en 1985 sema le doute sur la capacité du Mexique à organiser l’événement. Mais les stades ayant été peu affectés, la préparation s’est continuée sans dommage.
1986 étant déclarée année de la paix par les Nations Unies, tous les stades portèrent l’emblème de la FIFA et des Nations unies avec la légende «Football pour la paix – année de la paix»,
«Football for peace – Peace Year».
11 Décembre 1998
01 Mail 1999
10 Juillet 1999
19 Octobre 1999
11 Décembre 1999
20 Aout 2000
09 Janvier 2001
18 Juin 2006
04 Aout 2008
06 mai 2013
19 mai 2016